• Quel est le statut d’À nous la démocratie ! ? Association ou parti politique ?

Il n’existe pas de véritable figure légale pour les partis politiques. Ce sont des associations loi 1901 dotées d’un mandataire financier ou d’une association de financement électoral. À nous la démocratie ! est dans ce cas : l’association a été déclarée à la préfecture de police de Paris le 3 novembre 2016, publiée au Journal officiel le 19 novembre 2016 et  son association de financement, déclarée le 23 décembre 2016 et publiée au JO le 7 janvier 2017. A nous la démocratie ! a reçu l’agrément de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) le 27 février 2017.
Mais ANLD! n’est pas un parti politique traditionnel, puisqu’il n’en a ni le fonctionnement, ni la culture : nous n’existons pas pour prendre le pouvoir mais changer sa définition.

  • ANLD! est-il une nouvelle structure pour soutenir la carrière de ses fondateurs ?

La volonté de libérer la vie publique des stratégies d’appareils et des carrières personnelles est à l’origine d’ANLD!. Par souci de cohérence et par conviction, les fondateurs d’ANLD! ne se présentent donc pas aux élections législatives de 2017.

  • ANLD! est-il un mouvement qui cherche seulement à dégager la classe politique actuelle, sans proposer de ligne politique ?

ANLD! pointe effectivement les élus qui étouffent la vie politique, mais de façon individuelle et justifiée. Au-delà des personnes, le but d’ANLD! est surtout de porter six propositions précises qui forment un ensemble cohérent pour changer les règles de notre système politique. Se doter d’institutions qui permettent au plus grand nombre de peser dans la vie politique, c’est un véritable combat démocratique.

ANLD! estime que la solution à la plupart des problèmes sociaux et économiques passe par l’ouverture des institutions aux citoyens. Les députés ANLD ! défendront en priorité les six propositions de réformes institutionnelles. Ils se prononceront également sur d’autres textes examinés à l’Assemblée nationale suivant trois exigences : les institutions, la transparence, l’autonomie des citoyens.

  • Comment ANLD! compte-t-il financer les campagnes des candidat.e.s ?

Les candidat.e.s ont chacun un mandataire financier et ANLD! est rattaché à une association de financement électoral. Le mouvement peut donc financer directement la campagne des candidats. Un tableau des financements de chaque campagne des canditat.e.s ANLD! sera consultable en ligne durant la campagne.

  • Comment être sûr qu’un.e candidat.e ANLD! défende bien les six propositions et respecte le mandat impératif en continu une fois élu.e à l’Assemblée nationale ?

La seule véritable garantie est la vigilance des citoyens. Les candidats ANLD! ont deux arguments en leur faveur : ce ne sont pas des professionnels de la vie politique et ils ne souhaitent pas le devenir à long terme ; lorsqu’ils signent la charte du mouvement, ils s’engagent à respecter les termes de leur mandat une fois élus. En cas de non-respect de la charte, À nous la démocratie ! se réserve le droit d’exclure le candidat/le député du mouvement.

  • Si des députés ANLD! sont élus à l’Assemblée nationale, ils ne seront pas suffisamment nombreux pour former un groupe parlementaire. Quel poids réel auront-ils?

Les députés ANLD! vont mettre à l’agenda parlementaire les six propositions et les porteront dans le débat public. Ils obligeront ainsi les autres forces politique à se positionner sur ces propositions, d’autant plus que leur présence même dans l’hémicycle sera une nouveauté. Que des députés non carriéristes et défenseurs de la politique occasionnelle siègent à l’Assemblée nationale et soient tenus à respecter ces mêmes mots d’ordre, cela fera peur aux professionnels de la politique.

  • ANLD! est-il en faveur d’une Sixième République ?

ANLD! propose des mesures qui impliquent effectivement des réformes constitutionnelles et soutient un profond changement institutionnel. Ces réformes ne gagnent cependant pas à être reléguées dans un horizon plus ou moins lointain de changement de régime. Parler de changement de République tend parfois à être aussi grandiloquent qu’imprécis. Le cadre de la Cinquième République peut être réformé dès maintenant. Enfin, les changements constitutionnels ne sont légitimes que si les responsabilités publiques arrêtent d’être la propriété de quelques uns.

  • Le mouvement ANLD! soutient-il un.e. candidat.e. à l’élection présidentielle ?

ANLD! ne soutient aucun.e. candidat.e. à l’élection présidentielle de 2017. Il s’agit d’un mouvement citoyen indépendant qui n’a pas vocation à servir les intérêts d’un.e. candidat.e. ou d’un parti. Nous voulons pouvoir nous prononcer de façon pragmatique et transparente sur chaque thématique. ANLD! est né du constat que la personnalisation galvaude la vie démocratique.

  • Certaines des six propositions sont déjà défendues par des partis politiques et des candidat.e.s à la présidentielle. Pourquoi voter plutôt pour ANLD! pour les soutenir ? Qu’apporte ANLD! par rapport à d’autres mouvements ? 

La force du projet d’ANLD! est de faire porter ces propositions par des citoyens qui ne dépendent pas de partis établis. Des réformes comme la limitation des mandats ou une chambre des Français tirés au sort en remplacement du Sénat ne peuvent être menées que par des élus qui ne cherchent pas à cumuler les postes politiques. Enfin, nous sommes toujours loin d’une démocratie directe en France. Il est donc plus que nécessaire d’insister pour faire advenir de nouveaux processus plus démocratiques. Nous pensons que les problèmes que rencontrent la société française se résorberont d’abord grâce à un approfondissement de la démocratie, d’où notre idée – originale – de nous concentrer sur les institutions et notre rejet de tout programme socio-économique.

  • Nous avons déjà connu la démocratie directe : c’était à Athènes. Mais Athènes n’était guère plus grand que Brest ou Épinal. De plus, Athènes était esclavagiste, ce qui laissait le temps aux citoyens de réfléchir aux affaires publiques.

Nous raisonnons sur la démocratie comme au temps d’Athènes précisément, or combien fallait-il de temps à Athènes pour qu’une décision prise sur l’Agora soit connue de tous ? Aujourd’hui nous pouvons suivre les débats en temps réel sur le site de l’Assemblée nationale. En janvier 1789, il a fallu un mois pour que toute la France soit au courant des états généraux (ce qui était considéré comme extrêmement court). Nous serions au courant dans la minute aujourd’hui. Et pourtant, tout le monde s’est exprimé à ce moment-là, comme nous l’avons fait en 2005 sur le traité européen. Athènes était esclavagiste. C’est indéniable. Cela permettait aux citoyens de disposer de temps libre pour participer à la vie publique. Mais constatons que le temps de travail n’a cessé de baisser depuis le début de l’ère industrielle. Il est encore amené à baisser avec la robotisation. Sans parler de la baisse de la pratique religieuse, qui libère du temps. Au lieu de remplir ce temps de loisir, de consommation, ou de travailler plus pour gagner plus, nous prônons une démocratie renforcée.

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