Photo par Howard Bouchevereau

En France et un peu partout dans le monde, de nombreux collectifs, associations et groupes de réflexion défendent la démocratisation de la vie publique, l’accès à l’information et la participation des citoyens dans l’élaboration des politiques publiques. À nous la démocratie ! soutient leurs initiatives et relaie leurs projets.

La Relève CitoyenneLa commission « Jury Citoyen » de Nuit deboutSénat citoyenChaire UNESCO Bernard MarisObjectif RICLa 27e RégionCLIC ANTICORPnyx ta maire


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La Relève Citoyenne est un mouvement citoyen créé à la fin de l’année 2016 dont l’objectif est de faire élire « une nouvelle génération d’élus citoyens ». Le mouvement offre une plateforme de services à tous les candidats non professionnels de la politique qui souhaitent se présenter à un scrutin et qui partagent un même socle de valeurs. Autonome et indépendante des partis politiques, La Relève Citoyenne invite chacun à prendre ses responsabilités et à participer activement aux décisions. Afin de promouvoir la démocratie et de renforcer l’éducation populaire, La Relève Citoyenne apporte également un soutien aux collectifs citoyens locaux entre les différentes échéances électorales.

Pour les élections législatives de 2017, La Relève Citoyenne et À nous la démocratie ! soutiennent des candidatures communes.

En savoir plus sur La Relève Citoyenne



Qu’est-ce qu’un Jury citoyen ?

La commission « Jury Citoyen » est issue du mouvement NuitDebout qui a occupé les places de villes françaises à partir du printemps 2016. Parmi les participant.e.s présent.e.s aux assemblées quotidiennes de la place de la République parisienne, certain.e.s ont décidé d’effectuer un travail de promotion d’un outil de la démocratie directe : le jury citoyen.

Le principe est limpide : il s’agit d’estimer que chaque citoyen.ne est à même de prendre part à la prise de décision publique et que, dès lors, un jury composé de citoyen.ne.s tiré.e.s au sort est à même d’émettre un avis éclairé sur un sujet technique ou de société.

La vidéo ci-dessus donne la parole à des universitaires spécialisés dans l’étude des mécanismes de démocratie participative et directe. Réalisée par trois ancien.ne.s membres de la commission, elle permet de démythifier le mécanisme du jury citoyen, d’en expliquer les fondements et les enjeux.

Pour en savoir plus sur le jury citoyen, Loïc Blondiaux, Dimitri Courant et Jacques Testard ont donné, sur invitation de la commission, des conférences sur le sujet.

Rubrique de la commission sur le site internet de NuitDebout.



Sénat Citoyen est un think tank citoyen fondé en 2015. Indépendants de tout parti politique ou syndicat, ses membres se sont réunis pour approfondir la démocratie.

Sénat Citoyen défend la mise en place d’un nouveau principe démocratique : « pour tout pouvoir constitué, gouvernement et/ou assemblée élue, il doit exister une assemblée citoyenne tirée au sort qui questionne, fait des propositions et contrôle ce pouvoir ».

Au premier semestre 2016, Sénat Citoyen a organisé des Ateliers ouverts au public pour étudier la faisabilité et les implications concrètes de la création d’un Sénat citoyen.  La synthèse de ces ateliers est disponible ici.

L’équipe de Sénat Citoyen se mobilise aujourd’hui pour faire valoir ce travail auprès des responsables politiques et apporter au débat public des éléments tangibles de réflexion sur l’inclusion réelle des citoyens au cœur du système politique français.

En savoir sur Sénat Citoyen


La Chaire UNESCO Bernard Maris « Économie et sociétés », officiellement lancée en novembre 2018, est composée d’économistes citoyens. Elle associe le savoir académique d’universitaires issus de différents pays et disciplines à celui de citoyens dont la voix doit compter dans les choix économiques qui affectent le plus grand nombre. Hébergée par la Fondation Maison des sciences de l’homme, la Chaire doit sa création aux efforts d’ALLISS (Pour une alliance sciences-société) ainsi qu’au soutien de Sciences Po Toulouse.

« Le but de la Chaire UNESCO Bernard Maris Économie Société est de continuer à faire vivre la pensée de Bernard Maris, de nourrir le pluralisme, de pratiquer l’interdisciplinarité, et de faciliter les recherches sur les thèmes qui lui étaient chers tels que l’écologie, l’histoire de la pensée économique et l’histoire économique, la valeur, la richesse, l’échange, la justice sociale, la coopération, le savoir et la gratuité. » [1]

La Chaire gère ainsi l’héritage intellectuel de l’économiste et s’estime légitime pour organiser des débats et des conventions citoyennes sur les sujets économiques.

[1] En savoir plus sur la Chaire.

Première Convention citoyenne économique – Table ronde n°4 sur la place du citoyen, de l’humain, du genre dans les sciences économiques

Objectif RIC est un collectif rassemblant des experts en ateliers citoyens, des militants de la démocratie directe, des ergonomes, des spécialistes de la pédagogie mais avant tout des citoyens et citoyennes déterminé.e.s et ultra-opérationnels.les

Ses membres se font fixé pour objectif de proposer un texte de loi sur le Referendum d’initiative citoyenne (RIC) français dans l’année à venir, co-construit par un maximum de volontaires sur le modèle du « Jury Citoyen ».

En savoir plus sur Objectif RIC.



Créée en 2008, La 27e Région conduit des programmes expérimentaux avec des collectivités et des administrations. Le projet de ses fondateurs est alors de questionner la manière habituelle de concevoir et de mettre en œuvre les politiques publiques.

Inspirée par l’ethnographie et en étroite collaboration avec des designers, l’association se mobilise aujourd’hui pour promouvoir une approche réflexive de l’action publique associant tous les points de vue : celui des élus, des agents territoriaux, des professionnels, celui des usagers.

Le programme « Territoires en résidences », par exemple, est une démarche d’immersion de plusieurs semaines pour observer les usages et tester de nouvelles solutions avec les habitants -par exemple pour lutter contre l’isolement médical en Auvergne, inventer le lycée du futur dans le Grand Est, etc. Autre exemple : le programme « La Transfo », lancé de 2016 à 2019, vise à aider 10 collectivités (dont les villes de Mulhouse, Dunkerque, Paris…) à se doter en 18 mois de leur propre laboratoire d’innovation sociale.

La 27e Région privilégie ainsi la recherche-action pour repenser les politiques publiques et favoriser la participation citoyenne.

En savoir plus sur La 27e Région



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Citoyennes.ens Lobbyistes d’Intérêt Commun, mieux connu sous le nom de CLIC, est un lobby citoyen dont l’objectif est « de renforcer la capacité d’agir des individus et des collectifs en développant une culture de la participation citoyenne ».

Il propose aux citoyennes et citoyens d’interpeller des acteurs du législatif et de l’exécutif sur un sujet qui leur est cher. CLIC guide ainsi pas à pas les intéressé.e.s dans leur démarche, du contact à la recherche d’alliés associatifs en passant par le développement d’un solide argumentaire.

En savoir plus sur CLIC.


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 ANTICOR est une association fondée en juin 2002 par Éric Halphen et Séverine Tessier pour lutter contre la corruption et rétablir l’éthique en politique. Son ambition est de réhabiliter le rapport de confiance qui doit exister entre les citoyens et leurs représentants, politiques et administratifs.

L’association regroupe des citoyens et des élus de toutes tendances politiques engagés pour faire respecter les exigences démocratiques non partisanes.

Lors des élections, Anticor propose aux candidats une charte définissant un engagement éthique irréprochable. L’association veille au respect de cette charte par les élus et les fonctionnaires qui s’engagent pour une probité et  la recherche de l’intérêt général.

Avec les lanceurs d’alertes, Anticor s’implique dans des affaires judiciaires importantes en signalant au parquet des faits susceptibles de recevoir une qualification pénale.

Pour agir en toute indépendance, Anticor a choisi de ne bénéficier d’aucune subvention. Son financement est assuré uniquement par des dons et les cotisations de ses adhérents.

En savoir plus sur Anticor


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La Pnyx est une colline située à l’ouest de l’Athènes antique et qui servait de réunion pour l’assemblée du peuple. Sur une idée de Cédric Dawny, Pnyx ta maire est un programme d’apprentissage de la démocratie qui, au plus proche des jeunes habitants, s’est créé sur son modèle :

« L’idée d’une association promouvant les valeurs de la démocratie est la concrétisation de mes nombreuses rencontres avec la jeunesse du 18ème arrondissement sur cette thématique et leur appétence toute particulière pour le sujet que parfois ils méconnaissent, ou alors qu’ils connaissent de manière approximative.

De plus à l’ère du numérique et du digital, nous devons veiller à ce que le progrès soit partagé par tous et que la fracture numérique ne se transforme pas en fracture démocratique. Or cette connaissance du système démocratique est essentiel à la compréhension du monde, de son environnement, du rôle et de la place que l’on peut tenir dans la société. Comme le disait Pierre Mendes France « la démocratie est d’abord un état d’esprit« .

Former l’esprit critique, savoir prendre ses distances face à une information, objectiver, réfléchir, échanger et construire un point de vue autonome sont autant d’atouts nécessaires dans la construction d’un jeune des temps modernes.

L’école n’étant pas dans son fonctionnement, le lieu d’un apprentissage pratique de la démocratie, il m’a semblé utile de consacrer des lieux, des endroits utiles à une meilleure connaissance du système démocratique. Ces lieux, ces endroits, Pnyx moderne de nos quartiers, ce sont les associations, les gymnases, les grandes surfaces, les halls d’immeubles, les cages d’escalier, la rue…l’espace public doit redevenir un espace partagé et une occasion d’aller vers les jeunes, là où ils se trouvent pour échanger, dialoguer, comprendre ensemble la mécanique démocratique.

La démocratie est trop souvent réduite et saisonnalisée au vote et à la période électorale or le vote n’est que la finalité d’un long processus qui par la suite peut devenir un cercle vertueux d’interaction continue entre le citoyen et son délégataire. Mais pour y parvenir, cela nécessite un apprentissage des fondements du système démocratique, son histoire et les outils nécessaires pour le faire vivre, l’amender, l’enrichir constamment.

PTM, puisque l’association est parisienne, c’est le contrepied de Nique ta Mère, celle d’une jeunesse responsable qui veut être traitée à égalité avec ses anciens, parler politique, construire des projets, proposer des alternatives, bref s’asseoir à la table du banquet au même titre que tout un chacun et participer à l’effort collectif de l’amélioration de nos conditions de vie et de notre environnement local. Une manière de rompre le monopole des experts en politique. Le renouvellement, la lutte contre l’abstention passent par la compréhension des enjeux locaux, la manière d’agir et d’interagir sur une problématique et de créer du commun.

Personne ne doit être exclue du système démocratique, pour se faire nul n’est sensé ne pas en connaitre les fondements pour mieux s’engager dans la construction commune et dans la prise de décisions politiques.

Comment agir, comment se faire entendre…autant de questions légitimes qui ne doivent pas rester en suspens afin que chacun devienne acteur du quotidien de l’autre.

PTM, a vocation de faire connaitre aux jeunes parisiens l’ensemble des moyens d’interpellation, dans leur fonctionnement, pour saisir les élus parisiens mais aussi les conseils d’administration des collèges car l’école doit créer une culture de la participation (délégué de classe, conseil de quartier, conseil citoyens, budget participatif, recours à la pétition) mais aussi promouvoir des outils indépendants comme les #civitech, les médias citoyens de proximité ou lutter contre les freins de notre démocratie, c’est à dire toutes les formes de discrimination et d’inégalités existantes et enfin promouvoir les différentes formes d’engagement.

Notre jeunesse n’a pas besoin de porte-parole mais de portes ouvertes pour saisir directement et interpeller régulièrement ses élus. Elle se construit comme un parcours citoyen progressif avec des incontournables théoriques et des séances facultatives et des propositions de projet. Le Programme PTM, fera appel à la réserve citoyenne, aux universitaires, étudiants et aux retraités de la haute fonction publique. En effet, une société en transition doit être une société de la transmission, il en va de la sauvegarde de notre patrimoine social et culturel commun.

PTM est aussi l’occasion de répondre aux besoins des associations dans ce domaine et de toucher des jeunes qui ne fréquentent pas ou de manière trop occasionnelle le tissu associatif local. L’association travaillera toujours en partenariat, soit en proposant son programme existant aux associations (de quartier, de prévention spécialisée ou équipement jeunesse), soit en développant de manière autonome son programme dans le cadre des politiques jeunesses de la municipalité et sa déclinaison sur l’arrondissement.

Pour se faire, l’association va se doter d’un coordinateur, d’une petite équipe mobile de terrain et d’un collège scientifique, expert des questions relatives à la démocratie.

L’association se veut impartiale, laïque et apolitique mais pas sans convictions, celle de former les citoyens de demain et lutter contre l’autocensure à la participation de toutes et tous à la vie politique. »

Les actions de l’association :

– Histoire de la démocratie et de la participation dans le monde.

– Présentation des lieux de la vie démocratique municipaux et ses outils : leur fonctionnement, comment s’en saisir, comment intervenir dans le débat (élus du conseil d’arrondissement, les agents de la ville et le budget participatif, conseillers de quartiers, conseillers citoyens…).

– Des visites, rencontres et échanges.

– Entraînement à la prise de parole en public.




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