Le Manifeste

Plus les élections de 2017 approchent, plus il devient difficile de parler politique sans colère.

Au lieu d’une fête de l’égalité où chacun serait invité à contribuer au destin collectif, les élections présidentielles et législatives s’annoncent comme un moment d’angoisse terrible.

Les candidats vont une fois de plus jouer avec nos vies comme aux dés. Cette fois, le pire est sérieusement envisageable.

Plus que jamais les citoyens auront le sentiment d’être privés de leur droit de vote. Nous nous préparons tous à faire un choix par défaut entre des personnalités s’étant accaparé l’espace civique.

Tout ce qui nous appartient collectivement, tout ce qui nous engage pour l’avenir est enchaîné à ce moment électoral. Des grand choix économiques et sociétaux à l’utilisation la plus locale de l’argent public, le fonctionnement de notre République est contraint et entravé par les intérêts des professionnels de la politique.

Alors que faire ?

Baisser les bras ? Se replier sur soi ? Cultiver son jardin ? L’indifférence, ce serait formidable, si nous étions sûrs de pouvoir nous y abandonner sans crainte d’être réveillés par l’arrivée des fous au pouvoir. Confier les rênes à des politiques de métier qu’on jugera meilleurs que les autres ?

Une énième fois ? Ils nous diront : « je prendrai soin de vous ». Ils oublieront leurs promesses. Et nous, nous oublierons qu’ils les auront oubliées. Et nous revoterons pour les mêmes ou pour de faux nouveaux.

Nous en sommes certains : il y a une troisième possibilité, qui est de prendre la démocratie au sérieux.

De lui redonner tout son sens en tant que pouvoir du peuple, par le peuple, pour le peuple. À nous de devenir des citoyens adultes.

Nous vivons un retour en force de la tentation autoritaire, mais aussi une véritable effervescence démocratique. Des initiatives en tous genres cherchent à bousculer l’ordre établi : jardins et espaces de travail partagés, réseau associatif dense et dynamique, solidarités spontanées, pétitions en ligne, forums citoyens.

L’esprit démocratique résiste. Il ne plie pas devant les politiciens éternels, corrompus, diviseurs, nous expliquant qu’ils sont la solution, qu’ils ont vraiment changé, qu’il n’y a pas d’autre choix que de voter pour le moins mauvais d’entre eux.

Comment faire pour libérer cet élan civique ? Comment traduire en actes l’idée que les représentants politiques sont nos porte-parole et pas nos guides ?

Présentant des candidats aux élections législatives de 2017, le mouvement À nous la démocratie ! cherche à soulever la chape institutionnelle qui étouffe la volonté populaire.

Il dénonce l’infantilisation généralisée des citoyens.

Il combat le fantasme funeste de l’homme ou de la femme providentiel.le.

Il sait que celles et ceux qui aujourd’hui en appellent au Sauveur crieront demain : « sauve qui peut ! ».

Pour que progresse la démocratie, les députés qui seront élus au nom d’ANLD! s’engagent à défendre 6 propositions :

  1. Assurer le renouvellement de la représentation politique au travers de mandats strictement non cumulables et dont la reconduction est limitée dans le temps ;
  2. Lutter contre le parachutage et imposer que tout candidat à une élection municipale réside réellement depuis 5 ans dans la commune où il se présente ;
  3. Réinventer le Sénat et le remplacer par une chambre des Français établie par tirage au sort ;
  4. Rendre le gouvernement responsable devant le peuple et créer un « 49.4 » par lequel le Premier ministre engagerait la responsabilité du gouvernement sur un texte soumis à référendum en cas de conflit avec le Parlement ;
  5. Renforcer la démocratie directe et garantir un référendum d’initiative populaire pour toute cause rassemblant 500 000 signataires ;
  6. Établir  une justice impartiale pour les responsables politiques et créer une cour spéciale indépendante constituée de magistrats et de citoyens tirés au sort.

Ces propositions veulent aérer la démocratie, insuffler un peu de fraîcheur dans les poumons d’une vie politique rabougrie, fertiliser une imagination collective desséchée par des gens de pouvoir ayant tout intérêt à nous tenir le plus loin possible de nos propres affaires.

Elles n’ont rien de révolutionnaire. Pourtant, mises en vigueur, elles transformeraient profondément la vie politique en faveur du plus grand nombre.

Pourquoi faire davantage confiance au mouvement À nous la démocratie ! alors ?

D’abord parce que nos élus s’engagent à porter les 6 propositions au cœur de leur mandat. C’est là-dessus avant tout qu’ils devront être jugés.

Aussi parce que sera donnée aux adhérents la possibilité de contrôler leur activité à travers ce que nous appelons le Mandat impératif continu : les élus devront en effet concentrer leur action sur les lois et les amendements visant la démocratisation de la vie politique désignés par les adhérents, à l’exclusion de toute autre activité parlementaire. C’est à ce prix seulement qu’ils mèneront une action efficace et fidèle à ce qu’on attend d’eux.

La primaire de la droite l’a démontré en France, tout comme, ailleurs, le Brexit ou l’élection de Donald Trump : en ces temps de colère, tout est possible et « le temps est hors de ses gonds » (Shakespeare).

Cette colère, À nous la démocratie ! veut la transformer en indignation. Et l’indignation, en libération.

Rejoignez-nous. Devenez candidat ANLD ! dans l’une des circonscriptions démocratiquement défaillantes révélées par notre classement inédit ! Participez avec nous au renouveau de la démocratie !

Notre mouvement a besoin de vous. La démocratie a besoin de notre enthousiasme. Pas de notre résignation.

Les membres fondateurs d’À nous la démocratie !

 

 

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Voir la plaquette de présentation d’A nous la démocratie !